Le président de la République et son gouvernement ont décidé de limiter à 12 les élèves de CP dans les écoles de zones en difficulté.

L'intention est louable.Mais il vaudrait bien mieux rétablir ce qui existait jusqu'en 1969/1972, c'est-à-dire l'apprentissage systématique de la lecture pendant toute l'année scolaire de grande section de Maternelle au moyen d'une méthode analytique (Boscher, par exemple,  comme c'était le cas à ce moment-là). 
Apprentissage qui permettait aux élèves (dont je faisais partie en 1939/40) d'intégrer le CP en y "terminant" cet apprentissage, comme l'a souligné en 1989 l'ancien Recteur Michel Migeon dans un rapport à Lionel Jospin, alors Ministre de l'EN (1). Mais des esprits enfumés de ce Ministère avaient  décrété en 1970 qu'il fallait "interdire" (2) cet apprentissage en Maternelle. Position rétrograde confirmée en 2008 par le Conseil National des Programmes (3).
On  connaît la suite : 120000 à 150000 élèves de notre école publique quittent l'enseignement sans maîtriser la lecture !
Il n'y a pas de quoi être fiers !

Rien ne sert de courir
  - a écrit un célèbre fabuliste - il faut partir à point"
C'est vrai aussi pour l'apprentissage de la lecture !

(1) "La réussite à l'école", CNDP,1989
(2) ce mot a été prononcé par un inspecteur de circonscription chargé de répandre la bonne parole
(3) "L'école Maternelle ne doit pas être une école préélémentaire" (sic). C'est pourtant ce qu'elle est, indiscutablement !

Voir :  http://range.pagesperso-orange.fr/    et   http://www.lebonheurdelire.org